On se quitte quelques temps, pour faire le point. Réfléchir à toutes ces choses que l'on fait, que l'on pense. A ce bout d'humain que l'on est. Un train, des étrangers, et la sensation soudain d'avoir une petite place dans cette incompréhension qui s'agite autour de nous. Retour à la réalité, vie d'activité où l'on retrouve quelques convictions. Puis, un petit homme, qui redonne gout au coeur de fondre, et glisse un petit espoir d'exquises promesses. Un peu irritées, mais la douceur de ces moments simples laisse une empreinte d'ivresse. Un peu de folie qu'il faut, pour éviter les gros remords. Bonjour le monde, petit matin, le jour se lève en silence. De l'amertume plein la gorge, on se souvient. Les souvenirs se mèlent aux gentilles promesses glissées sur l'oreiller. L'air de l'habitude que l'on retrouve manque de surprise et d'imprévu, de rencontres à vous couper le souffle et à vous dissoudre le coeur. L'air est amer et boudeur et d'une certaine morosité, à l'instant où les petites larmes roulent sur les joues, remplies d'un bonheur trop court, trop cru et maladroit. Le manque de tout ce qui s'agitait dans la tête, de quelques attentions et dérivations du soir, et de ce qu'il reste. Plus de ces moments où on se plaisaient à se laisser entrainer, et auxquels on s'accoutumait si bien. Distance et dur retour à la réalité. Faudrait-il finalement oublier le mal que l'on se fait à vivre bien, et l'arrachement à trop de choses qui ne restent que promesses et se perdent en paroles, sans la douceur que l'on aurait à les faire.